20            et  21  mai  2006

 

 VERDUN  ET  LES  CÔTES  DE  MEUSE

UN WEEK-END AGITE 

CONTRE MAUVAISE  FORTUNE, BON CŒUR !

Avis de tempête annoncé sur l’est de la France….La météo ne s’était pas trompée ! (qui a dit : "pour une fois ?") Plus encore que la fraîcheur ou la pluie, ce sont les bourrasques de vent qui rendent le pilotage des motos délicat. Le mistral remonte jusque dans la Meuse ! C’est notre Jeannot, grand philosophe devant l’Eternel, qui résume la pensée de chacun : "soit on est fou, soit on vous aime beaucoup !"

En effet, personne ne manque à l’appel. Gelés, frigorifiés, trempés, mais quand même fidèles au rendez-vous ! On ne dira jamais assez le grand cœur et la générosité de nos Vroameurs et de nos Vroameuses !

Pour certains, il s’agit  d’un baptème : Fabien et Sophie, Philippe et Maryline, Denis et Patricia, Sandrine, l’Amie de Jean Daoule, Brigitte, l’Amie de Denis Bourguignon,  et Marie, l’Amie de Gilles, avaient certainement rêvé d’une météo plus clémente pour effectuer leurs premiers tours de roue en notre compagnie…

 

L’ECLAIRCIE

A Commercy, nous dégustons une madeleine, (normal, c’est la spécialité locale) accompagnée d’un café. Juste au moment de repartir, un miracle s’accomplit : le ciel se dégage subitement et vire au bleu azur. Un vrai coup de mistral ! Bon, d’accord, ce n’est toujours pas la chaleur, mais au moins, il ne pleut plus.

Ne nous réjouissons-pas trop vite,  ce vent fou apportera encore bon nombre d’averses dans l’après-midi…

Le programme élaboré par Christian Garrand est très intéressant. Sans effectuer trop de kilomètres, nos Participants découvrent la Meuse secrète, ses routes vallonnées, ses forêts profondes et bien entendu son histoire tragique.

Parfaitement guidés par Christian et sa GTR, (Nathalie en rêve encore…) par Philippe Petitjean, Miguel et l’autre Christian (Fairise), nous enchaînons les courtes balades et les visites originales.

Le Musée de motos d’ Euville ravit tout le monde. Uniquement des motos françaises, parfaitement restaurées et mises en valeur.

Le Musée de la Belle Epoque, à Jouy-sous-les-Côtes, s’avère tout aussi passionnant. Nicolas et Babou, les plus jeunes de notre fine équipe, découvrent la vie rude, mais sereine du début du 20ème siècle. Pour la majorité d’entre nous (qui ne sommes plus des perdreaux de l’année, il faut bien l’avouer…) cette maison meusienne et son école  nous rappellent des souvenirs...pas si lointains !

 

VERDUN

Nous logeons au cœur d’une petite ville fort sympathique. Evidemment, les tragédies de la guerre de 1914 sont encore présents dans toutes les mémoires, mais Verdun est aujourd’hui une agglomération moderne tournée vers l’avenir. Notre Hôtel, "Les Colombes" est agréable, confortable et la Gérante, madame Chrétien, nous prodigue un accueil chaleureux. Tandis que nos motos goûtent un repos amplement mérité au sous-sol, nous savourons un repas fort apprécié à quelques pas d’ici, au "Saint-Paul". Pour les moins fatigués d ‘entre nous, la soirée se prolonge dans un Pub Irlandais : le pauvre Miguel n’est pas à la fête ! Sûr qu’il n’a pas fini d’ entendre parler de son arrivée, ou plutôt de l’arrivée de sa 900 Hornet sur une remorque, à Commercy, sans parler du nom de sa bière commandée au Pub…Il y a des jours comme ça, Miguel…

 

 

ENCORE  DE  L’AGITATION !

Il vaut mieux le savoir avant de s’inscrire : nos sorties ne sont pas de tout repos ! Ce dimanche matin, le petit-déjeuner est programmé à 7 heures. Tout le monde respecte les contraintes liées au groupes et à 8 heures pétantes, les motos sortent du garage. Avant de relier la Citadelle, Christian nous emmène prendre une photo de groupe, afin d’immortaliser cette sortie. A 9 heures précises, nous pénétrons à l’intérieur de la Citadelle, pour ce qui doit être le "clou" du week-end : la visite souterraine s’effectue à bord de petits trains électriques et relate l’enfer des "Poilus", en 1916. Si nos 6 premiers Participants s’élancent comme prévu, le reste de notre troupe reste à pied, les wagonnets refusant tout service…Christian en est le premier désolé, mais nous devons nous résoudre à annuler la visite…

Décidément…Par bonheur, le parcours de cette matinée est superbe et permet de relativiser cette déconvenue, indépendante de notre volonté. L’arrêt au fort de Douaumont marque les esprits. 90 ans après ces féroces batailles, le paysage garde encore bien des stigmates de la folie des hommes.

Le reste de la balade nous offre une vision bucolique de ce département rural. La météo est toujours agitée, hésitant entre averses et éclaircies.

Nous voilà déjà parvenus à Bras-sur-Meuse, où un sympathique restaurant nous accueille : à table !

 

DÉCIDÉMENT

Dehors le vent ne s’est toujours pas calmé. Il faut maintenant songer au retour. Une bien triste nouvelle nous parvient durant le repas : Gilles vient d’apprendre le décès de sa maman. Accompagné de Marie, Jean-Marc et de Brigitte, de Jean et de Sandrine, il repart dans sa famille. Nous adressons toute nos condoléances à la famille Vézillier, puisse l’Amitié de nos Participants apporter une consolation à leur peine.

C’est encore plus tristement qu’à l’accoutumée que nous nous séparons. Pour une fois, la route ne sera pas longue pour nous, puisque Saint-Dizier n’est distant que de 80 km. Le retour s ‘effectue tranquillement, en compagnie d’Antoine, de Fabien et de Sophie. Puis, installés à la maison, nous sirotons une bière avec Antoine, en reparlant des péripéties de ce week-end. Soudain, un voisin frappe à la porte : 2 voleurs sont en train de voler nos motos ! Nous nous précipitons à leur poursuite, et arrivons juste à temps pour intercepter les malfrats qui avaient jeté leur dévolu sur la FJR d’Antoine. Se voyant démasqués, les sinistres individus jettent la Yam à terre. La moto est sauvée, mais méchamment abîmée.

Espérons  que la prochaine sortie à La Baule, dans 15 jours, sera plus calme ! Nous vous y donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juin prochains.

 

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