Samedi 13 août

C’est la dère des dères , retour à la case départ à Saint- Pée  et pour se faire nous traverserons une partie du Pays Basque Espagnol. L’étape est longue mais une grande partie se fera par autoroute, gratuite ici.

Rien de particulier jusqu’à l’heure du repas, nous sommes à Leitza petit village Basque que nous découvrons en fête, il y a là : bandas et défilé costumé, l’ambiance est bon enfant, la montagne est d’un vert apaisant, la température n’est ni chaude ni froide, juste bien, rien ne  nous incite à quitter ce lieu bucolique si ce n’est les bornes qu’il reste à parcourir, mais après tout c’est le dernier jour, se laisser un peu aller dans un endroit aussi charmant est tentant et nous savons  résister à tout, sauf à la tentation. Si on avait la chance de trouver une auberge sympha, ce serait une manière de finir en beauté, voilà qui est fait, un patron avenant accepte notre joyeuse petite troupe et nous demande de bien vouloir patienter 20 minutes devant un petit apéro bien frais, sur un banc à l’ombre, on est jamais à l’abri d’un coup de bol .

Nous passons à table et là les amis il nous faut oser le grandiose … mais  c’est difficile à expliquer sans craindre de contrister les collègues, raison pour laquelle je ne m’attarderai donc pas sur le défilé des plats de salades diverses et encore moins sur les très savoureuses 5 côtes de bœufs qui nous sont royalement servies, je dirai juste que le bœuf devait il y a encore pas bien longtemps, batifoler dans le pré d’en face avec ses meuh meuh tellement la viande était goûteuse. On fit par ailleurs un bon usage des services du bar en commandant plusieurs bouteilles. Voilà c’est tout, rien que de très banal, comme vous le voyez , mais tout de même d’excellente facture, tient à propos voilà un mot qui tout à coup raisonne curieusement à nos oreilles!et nous fait envisager l’issue de nos agapes avec quelque appréhension, bah autant finir sur une ….bonne note….

Bon c’est pas tout ça les gars, mais faut quand même penser à y aller, Saint Pée c’est pas à côté .

C’est pourtant vrai qu’elles sont lourdes ces bécanes, qu’est ce qu’on le ressent aujourd’hui et les virages n’aident pas, faut drôlement les pencher les bougresses, rien n’est facile à ce moment de la journée, heureusement JC, lui aussi met la pédale douce et nous voilà en route trottinant doucement à un rythme pré-gériatrique. Heureusement la digestion suit un cours normal et petit à petit nous retrouvons des sensations indispensables au relief montagneux et le rythme  s ‘accélère, nous rattrapons  ainsi l’essentiel  de notre retard et nous décidons d’une dernière petite variante en passant par le col d’Ibardin. En haut bien sûr il y a les incontournables ventas, véritables supers- marchés, temples de la consommation en pleine montagne, on peut le regretter, heureusement il y a aussi la nature belle, très belle avec aujourd’hui une excellente luminosité, le point de vue est magnifique qui s’étend à perte d’horizon, on distingue clairement la baie d’Hendaye et les plages Espagnoles ainsi que, la Rhune sommet du Pays Basque, ça valait vraiment le coup de monter à Ibardin malgré le monde.

L’autre groupe a choisi un autre itinéraire assez difficile paraît-il, du fait des petites routes aux virages serrés .A signaler aussi une rencontre imprévue, celle d’un solitaire qui n’aimait pas la solitude et qui est venue rejoindre le groupe de Christian, après avoir roulé une partie de la journée avec nous, Patrick décide de dîner et dormir à Saint Pée, Sympha  le solitaire !

C’est le dernier soir et pas question de donner dans la tristesse, pour ça il y en à qui s’y entendent et grâce à leur bonne humeur communicative le groupe suit .Ce soir notre homme de base, celui qui donne le ton c’est Christian et à sa suite nous entonnons quelques couplets empruntés au registre de la soldatesque, le mot d’ordre ce soir n’est pas « silence dans les rangs ! mais plus fort dans les rangs ! »Repos Christian, avec toi on ne s’ennuie pas au MES.

  C’est la joie d’avoir passé 2 semaines ensemble, d’avoir connu beaucoup de bons moments, peut-être de moins bons mais de les avoir surmonté, c’est aussi la conclusion d’un voyage en tout point réussi et  la satisfaction d’avoir découvert un pays attachant riche de culture et de tradition .Ce sont ces sentiments qui ce soir s’expriment par le chant, le poème ou le sketch .Tout devient plaisir quand on a simplement pour but d’être bien ensemble.

C’est encore dans la joie qui ne nous a pas quitté tout au long de ces deux semaines, que nous nous séparerons.

 

Une réalité de ce voyage que l’on ne peut pas, ne pas évoquer est la facilité avec laquelle les deux groupes ont fusionnés, certes les trajets ne permettent pas aisément de se rencontrer le midi ou pendant les arrêts, mais le soir ou pendant les journées de repos, il en est tout autrement et les échanges se font spontanément entre tous, il y a un réel plaisir à se retrouver et à partager le déroulement de la journée avec ceux que l’on a moins vu. Il fallait je crois souligné cette unicité.

 

Il y aurait beaucoup de merci à donner, mais pour faire court et simple je salue tout particulièrement la constance de Patrice et Sylvia qui ont dû ajouter à la contrariété de ne pas être avec nous en moto, la galère de devoir nous rattraper en ville avec leur voiture. Voiture qui par ailleurs nous a tellement aidé . Merci à tous les deux., merci à tous.

Et encore merci à Nathalie et Christian pour cette merveilleuse organisation comme à leur habitude.

 

 

JOAO IVAO

Scribe motodidacte.


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