Jeudi 4 août

C’est jeudi, mais c’est aussi dimanche, ou si vous préférez   les vroamistes deviennent artétistes , quelques-uns en profiteront pour récupérer un peu des fatigues du voyage, d’autres opterons pour la balade en montagne, à pied ?non pourquoi ? en moto ,le motard n’est marcheur que par inadvertance et comme les coureurs du tour beaucoup parmi nous choisirons de rouler pendant la journée de repos, il faut dire que la balade qui nous est proposé ne manque pas d’intérêt sans être obligé qui plus est de rouler beaucoup. Pourtant que la montage est belle….dirait le chanteur et nous nous régalons sur les excellentes routes qui serpentent en une suite de nombreux lacets avant d’arriver au sommet , nous sommes au point le plus haut du Portugal presque 2000 m et nous avons de la chance le ciel est très dégagé et la luminosité sans être  parfaite, n’est pas mauvaise. Nous apercevons quelques télé- sièges. Nous redescendons vers Covilha en prenant notre temps, l’endroit mérite que l’on s’y attarde .

La journée de repos aura permis à Patrice et Sylvia de renouer avec le plaisir de rouler sur 2 roues, Marilyne a proposé à Patrice  de lui prêter sa moto et Sylvia est invitée par Jean Claude à goûter au confort de la Pan Européenne .Malheureusement peu avant d’arriver à notre hébergement Jean Pierre est victime d’un dérapage, pas trop de bobo, ni pour le pilote ni pour la machine, il faudra cependant que notre couple de customistes se rende chaque soir à l’hôpital de la ville ou nous nous trouverons pour y effectuer quelques soins. Cette contrainte ne pèsera jamais sur leur bonne humeur et leur disponibilité, chapeau !

Ah oui j’allais oublié, c’est mon anniversaire tous les ans…le 4 08 ,cette année grâce à une habitude désormais bien rôdée ce sera encore le cas, on est souvent ensemble pour le fêter, et j’ai le plaisir de recevoir en cadeau un thee schirt  Brodé et dédicacé, souvenir du Portugal, merci à tous.

 

 

Vendredi 05 août

 

Un grand jour ! c’est vers Lisbonne que nous nous dirigeons aujourd’hui . Dès la sortie de Covilha, comme la veille à la balade ça vire dans tous les sens, surtout dans deux, mais cette fois pas question de musarder, s’agit de la pencher la bécane et les kilomètres ou plutôt le temps passe, car question de kilomètres, même si on affûte, on en fait pas beaucoup, la route s’y refuse, comme toujours c’est la montagne qui est la plus forte, il faut adapter notre rythme à son relief, oui mais on est pas arrivé !Les pilotes ont le guidon entre les dents et le mal

Aux poignets se fait sentir, ce passage montagneux sympathique au départ commence à devenir fatiguant tant il est long, difficile et technique, mais nous finissons par en venir à bout, beaucoup de temps pour pas beaucoup de kilomètres, il faut l’accepter .Nous retrouvons des routes qui nous permettent de refaire un peu de notre retard  , peut- être un peu trop rapidement, mais ça c’est pour plus tard ….

Cette fois c’est la grosse chaleur qui s’abat sur nos casques, la frappe caniculaire ne fait pas de quartier, le thermomètre sur la BM de Schoum s’affole :37, 40 jusqu’à 44°, le chaudron ! on ne nous a pas menti  « vous allez avoir chaud au Portugal » (en fait ce sera la seule véritable journée de canicule ) en attendant nos passagères n’en peuvent plus et quand enfin nous marquons une pause sur une aire d’autoroute, certaines d’entre elles ont toutes les peines du monde à descendre de moto, les casques enlevés font apparaître des visages défaits, la fatigue et la chaleur laissent des traces, il va falloir entreprendre quelques travaux, d’embellissement , la tache est conséquente, ça peut prendre un peu de temps.

 

On se disait que jusqu’à maintenant rouler en Espagne ou au Portugal était un régal, pas de radar et quasiment pas de gendarmes , hélas ce n’est plus vrai, on a peut –être eu tendance à vouloir rattraper trop rapidement le retard pris en montagne le matin et boum !le flash, quelques kilomètres plus loin tout le monde sur le bas côté, allez allez pas discussion, allez allez contravention, j’connais le métier !On a pas l’air c …tous en rang d’oignon sur le bord de la route en plein cagna et il faut attendre et attendre que ces messieurs décident  à quelle sauce ils vont nous assaisonner. Un photo a été prise mais pour le moment impossible de connaître le malheureux récipiendaire, en fait ont étaient potentiellement tous un peu au dessus…la sanction tombe ce sera  une amende de 120 euros , que nous partagerons .Il nous faudra maintenant nous souvenir qu’ici comme ailleurs il en est qui font un drôle de métier. Continuation de notre route vers Lisbonne toujours sous un soleil implacable , nous devons nous arrêter un peu plus souvent pour boire et nous rafraîchir les conditions de roulage aujourd’hui sont vraiment difficiles et cette journée autant que les esprits aura marqué les corps ,pour un peu on aurait été obligé de peiner.

Manquerait plus qu’on ait du mal à trouver l’hôtel, Lisbonne  est un très grande ville et personne n’a envie de jardiner ce soir, heureusement il n’en est rien ça y est nous y sommes, reste plus qu ‘à espérer qu’il n’y ait pas d’embrouille à la réception, non cette fois c’est gagné, tout le monde à la douche !

Ce soir c’est Sylvie et Fabrice qui nous invitent à prendre un appéro, l’endroit est moins champêtre qu’à Guadalaraja, pour autant ,chacun bien propre, est bien content de trinquer et d’évoquer une journée qui ne manquait ni de  sel, ni de sueur .


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