Lundi 1er Août

Changement de direction, nous mettons le cap à l’ouest, n’oublions pas que nous allons au Portugal….l’étape du jour nous conduira à Guadalaraja.Le début du parcours se fera sur une 4 voies, l’allure bien sur est bonne et en milieu de matinée nous arrivons au monastère de Piédra, comme tous, celui là n’échappe pas à la règle il est situé dans un cadre  naturel exceptionnel, très retiré, il faut pour y parvenir emprunter une petite route  qui monte et serpente longtemps, on se demande comment à l’origine les matériaux étaient transportés .Malheureusement pour ceux qui voulaient le visiter, le prix d’entrer est tel qu’il dissuadera nombre d’entre nous, ceux qui  auront tout de même fait le choix de la visite ne le regretterons pas.

 

Nous repartons en direction de Guadalaraja avec une petite anxiété, les 4 FJR sont depuis trop longtemps sur la réserve et nous sommes dans une région montagneuse ou les stations sont rares, conduite économique pour tous, aucune velléité d’attaque, les descentes se font sur les régimes supérieurs, ouf en v’là une !

 

De nouveau dans la vallée nous retrouvons l’aridité des paysages, les villages sont rares, les cultures quasi inexistantes, seuls subsistent ça et là quelques arpents d’oliviers ou de maigres pieds de tournesol, les hommes semblent avoir préféré  vivre dans des contrés plus hospitalières, nous ne croisons personne sur notre chemin .

 

Ce soir trouver notre hôtel n’est pas difficile, il est à l’entrée de la ville et sur notre route, nous allons pouvoir profiter de bonne heure des commodités tellement appréciées après une journée passée sur la moto par cette chaleur. Enthousiasme vite déçu  car nous ne sommes pas attendu à cet hôtel, nous aurons beau expliquer documents à l’appui qui nous sommes, montrer   que nous avons bien comme adresse celle de l’hôtel, rien à faire, la petite Espagnole de la réception se montre obstinément rétive à nos explications .Il ne nous reste plus qu’à attendre Christian et Nathalie pour démêler cet imbroglio. C’est une attente ordinaire, une façon d’attendre qui vaut bien n’importe quelle autre façon d’attendre si l’on considère contre toute attente que toutes les attentes se valent.  Mais le temps passe et la température ne baisse pas, dire qu’on pourrait être sous la douche…et l’imagination travaille : comment faire si nous n’avons pas d’hôtel, le pire est envisagé : une nuit à la belle étoile ? pourquoi pas c’aurait fait un super souvenir…ah voilà le deuxième groupe et avec lui les chefs qui bien entendu en deux  coups de cuillère à pot auront retourné la situation, envolé le rêve d’une  nuit collective à la belle !

 

Le dîner ne sera servi qu’à 21h30, habitude Espagnole oblige, notre hôtel étant loin du centre l’attente risque d’être longue, que né ni amis, Marcelle, Max, Patrice et Sylvia prévoyants comme pas quatre, avaient anticipé ce genre de situation et pour tromper tout à la fois le temps et la soif, ils nous proposent un apéro en plein air dans le jardin d’enfants tout proche.

Chacun connaît les vertus bienfaitrices d’un apéro, mais quand il est partagé après une journée de cagna le plaisir en est décuplé,  « doublement décuplé si j’ose dire » après la deuxième tournée. Il fait chaud, les liquides voyagent mal et de toute façon sur une moto il n’y a pas de place pour les  transporter, il n’est pas besoin de faire de gros efforts d’imagination pour faciliter le transport du lendemain, seul un peu de volonté suffit pour venir à bout des restes, il n’est pas faux de dire que quand on veut on peut..

Certains parmi nous retrouvent une âme d’enfant, la glissade sur le toboggan facilitée par la glissade des « rafraîchissements » dans le gosier connaît un réel succès.

 

Une véritable excellente journée !


 

 3ème journée et 4ème journée

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