NOIRMOUTIER

Ils sont arrivés à 65 des quatre coins de l’hexagone. Ils avaient tous répondu à l’appel de l’océan pour respirer les premiers embruns du printemps. Pleins d’enthousiasme et d’espoir ils sont venus au bout des terres bravant une météo à clouer un motard au coin du feu. Christian et Nathalie, Jean-François et Marie-France, Francis et les autres, elle et lui, eux et nous, enfin toute une bande d’amis heureux de se retrouver, contents de découvrir un petit coin de Vendée, de visiter le port et les marais salants, la boulangerie industrielle, le musée du vent et celui de l’automobile. Il y avait sur les tables du poisson et des coquillages, des galettes et des crêpes, et de la choucroute aux fruits mer, même que les alsaciens n’en revenaient pas. On a déroulé notre ribambelle multicolore de trente-cinq motos sur les petites routes, jouant à cache-cache avec les nuages et les averses, le vent et le soleil. On a trinqué aux amis absents, on a promis de se retrouver, on a fait la photo de famille. Un signe de la main, un filet de gaz et chacun est reparti de son côté la tête emplie d’images, de souvenirs et le coeur gros comme un vent de force 7 sur l’échelle de Beaufort.

 

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